Aman Cafe de Tony Gatlif

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Après avoir voyagé et présenté deux de ses créations originales live Vertiges en 2007 et Django Drom en 2010 un peu partout en Europe, Tony Gatlif met en scène un nouveau concert dédié à l’âme du blues de la Méditerranée - le rébétiko : Aman Cafe.

Le rébétiko, ce blues qui puise ses racines chez les exilés dans les communautés Grecques et Turques, a porté le cœur et l’esprit de Gatlif à la réalisation de son dernier long métrage Djam.

Les chanteuses grecque Despoina de Théssalonique et turque Despoina Melike Sahin (ancienne chanteuse de Baba Zula) et le chanteur turc Cem Köklükaya, véritable bête de scène, portent ce répertoire à l’énergie contagieuse.

Aman Cafe raconte l’exil en chant. « Le rébétiko, c’est une musique de mal aimés, une musique qui transcende la misère par l’émotion le partage et le fêter ensemble» répète Gatlif qui n’a cessé de s’imposer comme cinéaste compagnon des peuples nomades.

Biographie

Tony Gatlif passe son enfance à Alger avant de se rendre en France dans les années 60.
En 1966, il fait une rencontre déterminante : il se rend dans la loge de Michel Simon après l’une de ses représentations. L’acteur lui écrit une recommandation pour son imprésario. Le jeune homme suit ensuite des cours d’art dramatique et, après avoir joué avec Claude Regy et Roger Blain dans des pièces de théâtre, il réalise son premier film en 1975, La Tête en Ruine. Il enchaîne avec La Terre au ventre qui a pour toile de fond l’exil après la guerre d’Algérie.

A partir de 1981, le cinéaste commence à traiter son thème de prédilection : la condition gitane. Il réalise une trilogie sur ce peuple au destin mouvementé. Le premier volet évoque une famille gitane sédentarisée en banlieue parisienne : Les Princes (1983), soutenu à l’époque par Guy Debors et Gerard Leibovici. Il enchaîne avec un voyage à travers le monde dont l’Inde la Turquie, l’Andalousie, l’Egypte, la Roumanie, la Hongrie et la France, Latcho Drom (1993), un film devenu culte, hymne à la musique tsigane et au peuple gitan, qui fut très remarqué à Cannes en 1993. La même année, l’ensemble des musiciens se produira à l’Opéra Garnier dans un spectacle musical mémorable.
Le dernier film de sa trilogie est Gadjo Dilo (1998). Film référence pour les gitans en Euro-pe de l’Est, L’étranger Fou (Gadjo Dilo) retrace dans la roumanie post-Caucescu le voyage initiatique d’un jeune apprenti musicologue parti sur les traces d’une chanteuse tsigane inconnue. Le film remportera de nombreux prix dans les festivals et un large public à tra-vers le monde.

En 2000, Tony Gatlif se plonge dans l’Espagne flamenco et réalise Vengo avec Antonio Canales qui sera mondialement reconnu par Scorcese, Jim Harrison, Bob Dylan… Un grand concert regroupant toutes les figures d’anthologie du Flamenco est mis en scène (Tomatito, La Caïta, La Paquiera de Jerez, Le Cheik-Al-Tuni chanteur soufi de haute Egypte)
En 2002 il réalise Swing en France autour de la musique manouche, avec un des plus grands guitaristes, inconnu à l’époque, Tchavolo Schmitt.

Tony Gatlif réalise Exils en 2004, un retour sur la terre de son enfance, l’Algérie et prix de la mise en scène au festival de Cannes 2004 puis un spectacle au Théâtre des Bouffes du Nord avec les musiciens venus d’Espagne, de France, et la Macanita.
Il revient avec Transylvania, présenté en clôture du festival de Cannes en 2006.
En 2007, Tony Gatlif met en scène un grand spectacle de musiques gitanes, tsiga-nes, et arabes : Vertiges, qui réunit plus de quarante musiciens et danseurs de Flamenco et se produit sur une quinzaine de dates à travers l’Europe après avoir fait l’ouverture des Nuits de Fourvières pendant 3 jours.

En 2010, Tony Gatlif présente un nouveau film : Liberté, qui dépeint l’histoire de la dépor-tation des tsiganes durant la Seconde Guerre mondiale. La même année il met en scè-ne, avec la collaboration musicale de Didier Lockwood : Django Drom, à l’occasion du centenaire de la mort de Django Reinhardt. Il fait à nouveau l’ouverture des Nuits de Fourvières, se produit à la Salle Pleyel et à la Cité de la Musique.
En 2011, le réalisateur fait la rencontre de Stéphane Hessel et réalise Indignados, un film documentaire tiré du livre Indignez-vous, sur l’Europe des Indignés.

En 2012, Tony Gatlif fait l’ouverture du Festival de Fès des musiques sacrée, en hommage à Omar Khayyâm.

Il retrouve l’univers des gitans en 2014 avec Geronimo, dans lequel il fait essentiellement jouer des acteurs inexpérimentés. Rythmé par la danse, le film traite de thèmes liés au monde de la rue, dans lequel des jeunes cherchent la liberté.
Un film engagé, dont le réalisateur puise l’inspiration dans son histoire personnelle.

En 2017, Tony Gatlif réalise Djam, un road movie entre la Turquie et la Grèce et révèle une jeune actrice inconnue Daphné Patakia qu’il présente au Festival de Cannes cette même année.

Discographie

DJAM Princes Production /Frémeaux & Associés

Formation

Cem Köklükaya : chant, Lafta
Melike Sahin : chant
Despoina Pagioula : chant
Ozan Tura : clarinette
Ozan Coban : violon
Vasileios Kasouras : oud
Evangelos Paschalidis : santuri
Konstantinos Velliadas : bouzouki
Burhan Hasdemir : derbouka/davoul

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